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(Credit Photo: Parlement Européen)
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(version
en Français ci-dessous)
PRESS RELEASE European HIV/AIDS NGOs call for a stronger EU response against HIV/AIDS
in Central and Eastern Europe. Brussels 26.11.2003
European NGOs fighting AIDS denounced today the absence of a clear policy
of the European institutions against the explosion of HIV in Eastern
Europe, which is affecting also several of the countries that will join
the EU in 2004. For Didier Claude ROD, Member of the European Parliament (Greens/EFA),
the option of producing or importing generic copies of anti-HIV treatment
will need to be a part of the solution in Eastern Europe considering
the scope of the emerging need. The situation is serious indeed: Giedrius LIKATAVICIUS, Medical Epidemiologist
from the EuroHIV Programme (www.eurohiv.org) described "The
rates of HIV infections are more than three times higher in Eastern
Europe than in Western Europe". Up to now, this eastern European
epidemic has been driven by the sharing of needles between drug users
(most are less than 30 year old), but the number of heterosexual transmission
cases is rising. Yet, Harm Reduction strategies which enable drug users to protect themselves
(for instance by providing clean needles) work extremely well to stop
HIV transmissions: "This was just proven again in Finland"
says Jari KESANIEMI (Finnish AIDS Council NGO) from a peak of
86 cases in 1999, the number of HIV cases among drug users dropped to
only 27 cases in 2002".
Arnaud WASSON-SIMON (AIDES NGO, France) denounced that "when harm
reduction became a national policy in France in 1996, it was already
too late for thousands of drug users who already had contaminated themselves
- today it is extremely frustrating to see the same story happening
again today in several countries in eastern Europe". On this issue, the French NGO AIDES just release the documentary Breaking
the Curve: fighting AIDS in Estonia and in Russia, which can be
obtained from the website www.integration-projects.org. Monica DAN (NGO ARAS, Romania) described: "In Romania, we already
have had a very specific and serious problem with HIV with more than
6000 children who got contaminated through improper medical procedures
or other unknown ways. Today, we have access to anti-HIV treatments
but the challenge is to expand prevention urgently, especially for drug
users. There is still time to act to make sure that Drug Users in Romania
will not get HIV." But overall, the situation remains very difficult for NGOs: Ruta
KAUPE (DIA+LOGS NGO in Latvia) said "in order to do our work,
we still have to rely exclusively upon private international funding
organisations. What is worse is that many are leaving because they believe,
wrongly, that entry into EU will give us access to new European funds
- which is really not the case." THE GREENS/EFA IN THE EUROPEAN
PARLIAMENT, with the NGO AIDES
Des
associations européennes de lutte contre le SIDA réclament un plan d'action
clair de l'Union européenne contre l'épidémie VIH/SIDA en Europe Centrale
et Orientale.
Bruxelles,
le 26 novembre 2003
Plusieurs
associations européennes de lutte contre le SIDA ont dénoncé aujourd'hui
l'absence d'un plan clair des institutions européennes contre l'explosion
de l'épidémie de VIH en Europe de l'Est. Parmi les pays les touchés
figurent notamment des pays qui rejoindront l'UE en 2004 .
Pour
Didier Claude Rod, député européen (Verts/ALE), la production et l'importation
de versions génériques des médicaments anti-VIH seront incontournables
en Europe de l'Est étant donnée l'ampleur des besoins émergents.
En effet,
la situation est sérieuse : selon Giedrius Likatavicius, médecin épidémiologiste
du programme EuroHIV (www.eurohiv.org),
"le taux des contaminations VIH est 3 fois plus élevé en Europe
de l'Est qu'en Europe de l'Ouest." Jusqu'à présent la cause principale
de cette épidémie en Europe de l'Est a été le partage des seringues
entre usagers de drogues, pour la plupart âgés de moins de trente ans.
Le nombre des contaminations par voie hétérosexuelle est cependant en
augmentation.
Pourtant,
la réduction des risques, qui permet aux usagers de drogue de se protéger
(notamment par l'accès à des seringues propres) est très efficace pour
limiter les contaminations. "C'est ce que nous venons juste de
prouver en Finlande, dit Jari Kesaniemi (Conseil Finlandais contre le
SIDA), après un pic de 86 cas en 1999, le nombre de cas de VIH parmi
les usagers de drogue est tombé à 27 cas seulement en 2002."
Arnaud
Wasson-Simon (AIDES, France) souligne que : "quand la réduction
des risques est enfin devenue une politique nationale en France à partir
de 1996, c'était trop tard pour les milliers d'usagers de drogue déjà
contaminés ! Aujourd'hui, c'est très frustrant de voir l'histoire se
répéter dans plusieurs pays d'Europe de l'Est." AIDES vient de
réaliser un documentaire sur ce sujet "Rompre l'engrenage: lutter
contre le SIDA en Estonie et en Russie » (il est possible de passer
commande depuis le site web : www.integration-projects.org)
Monica
Dan (de l'association ARAS en Roumanie) témoigne : "en Roumanie,
nous avons déjà eu un problème très grave avec plus de 6000 enfants
qui ont été contaminés du fait de pratiques médicales inappropriées
ou d'autres biais encore non-identifiés. Aujourd'hui nous avons accès
aux traitements anti-VIH, mais l'enjeu demeure d'élargir au plus vite
la prévention, car il est encore possible d'agir pour que les usagers
de drogues roumains ne deviennent pas séropositifs."
Globalement,
la situation reste très dure pour les associations locales : Ruta Kaupe
de DIA+LOGS (Lettonie) déclare : "pour notre travail, nous dépendons
encore exclusivement de bailleurs de fonds privés internationaux. Le
problème est que beaucoup se retirent maintenant parce qu'ils croient,
à tort, que l'entrée dans l'Union européenne nous donnera accès à des
nouveaux financements européens, ce qui n'est vraiment pas le cas."
Isabelle
Zerrouk Attachée
de presse Groupe
des Verts/ALE Tel: 00 32 477 319 474 izerrouk@europarl.eu.int
Fabienne
Bédéchian & Emilie Mazzacurati Assistantes
de Didier Claude ROD Député
Européen Parlement
européen ASP
08 G 250 B-1047
Bruxelles Tel
: +32 2 284 74 37 Fax
: +32 2 284 94 37 drod@europarl.eu.int |